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Epoque médiévale La Renaissance à la révolution Et puis...

Il était une fois …Il était une fois et déjà l’histoire avait commencé …

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Epoque gallo-romaine

Le petit bourg de Seuillet, groupé dans la vallée du modeste affluent du Mourgon, a probablement une origine très lointaine. L’histoire raconte que Seuillet était le siège d’une « villa » gallo-romaine dont le maître aurait été un pro-consul romain du nom de Suliatus (par la suite le village s’est longtemps écrit Suilhet). Ces « villae » gallo-romaines étaient généralement construites aux carrefours de voies commerçantes. Il y avait une « maison forte » tenue par un notable (ou un seigneur) d’origine romaine. Tout autour, une communauté paysanne avait ses habitations et cultivait le sol. Comme témoignage de ce passage : la découverte de nombreuses poteries de cette époque, un dallage en mosaïque découvert par des paysans près de la ferme de Longeron au début du XXème siècle, et enfin la découverte d’une colonne de marbre richement sculptée qui peut nous faire imaginer que la communauté était fort riche.
 
Epoque médiévale

A partir du IIIème siècle commencent les invasions barbares : Clovis, roi des Francs Saliens, qui passe au catholicisme, conquière la Gaule jusqu’aux Pyrénées (486-507). Que devient Seuillet alors ? La tradition veut que l’église de Seuillet ait été édifiée à l’emplacement d’une très vieille chapelle romane qui devait faire partie d’un ensemble fortifié plus large. L’abbaye de Mozac, près Clermont, déjà détentrice des bénéfices de la cure de St Germain des Fossés depuis le milieu du XIIIème siècle obtint l’agrément pour créer (au milieu du XIVème siècle) une paroisse sur le territoire de « Suilhet » sous le vocable de St Martial.

En 1314 Jocerand Duvernet serait le seigneur de Molles et Seuillet. Puis les Isserpents en posséderont les terres jusqu' en 1460, où l' on retrouvera le nom de Jean d'Albon seigneur de Chazeuil, sa descendance en conservera les biens pendant plusieurs siècles.

 
Sculpture de la base des voûtes de la chapelle sud
Modillon à figure visible à l' église
Sculpture de la base des voûtes de la chapelle sud
 
La renaissance à la révolution

Vers 1572, en pleine Guerre des Religions, on peut noter une bataille entre St Germain des Fossés et le Manoir de la Roche. Des cultivateurs, en faisant des travaux préparatoires pour planter une vigne sur la colline du Puy de Ras ont trouvé de très vieilles tombes dont les ossements qu’elles contenaient, ont été réunis et transportés au cimetière de Seuillet (mai 1857). Le premier volume des registres paroissiaux de Seuillet débutent en 1647, le futur Louis XIV n’avait pas 10 ans. Le premier acte lisible est le baptême de Gilberte GABARD dont le parrain était Jehan GABARD et la marraine Gilberte TARTARIN.A cette époque le village de Seuillet grandit nous laissant par de nombreuses constructions, les témoignages de cette prospérité : les promeneurs pourront se balader autour de Seuillet et admirer les Châteaux de Bellecour et de la Roche, les nombreux pigeonniers ou encore les très anciennes fermes des Forges, de la Motte, de Bradière, de Jallot …La vigne fut de fort longtemps, la grande affaire de Seuillet. La tradition nous rapporte que l’évêque de Clermont faisait prendre son vin au domaine de la Roche. La marquise de Sévigné, elle-même, aurait aussi goûté au vin de Marnat. Les versants descendant de St Félix, le « Clos Vieux » et le « Puy de ras », étaient couverts de vignes.

Pour la rédaction des « cahiers de doléances » prévus pour les Etats Généraux convoqués par le Roi Louis XVI le 5 mai 1789, Henri LEBRUN, homme instruit, notable de Seuillet et habitant du château de Bellecour, fut tout naturellement choisi pour siéger à Moulins. Après avoir été élu à l’issue des Etat Généraux de Moulins comme représentant du Tiers Etat, LEBRUN partit siéger à Versailles. Il devint tout naturellement député du peuple lorsque l’Assemblée Nationale fut créée. Il s’occupa plus d’affaires administratives que de politique. La paroisse de Seuillet devint Commune en 1791. On dénombrait à l’époque 520 habitants : il y avait 6 lieux-dits : la Roche (6 feux), Grand-Village (4 feux), les Mouillières (3 feux), Bradière (8 feux), les Forges (5 feux) et Longeron (5 feux).

 

Henri LEBRUN représentant du Tiers Etat en 1789
 
Georges-Antoine CHABOT de L’ALLIER, illustre contributeur au Code Civil, Président du Tribunat et membre du Conseil des Anciens.
 
Et puis...
En 1811, un nouveau clocher octogonal fut construit au dessus de l’église de Seuillet afin de remplacer l’ancien détruit lors de la révolution. Notons, à l’époque napoléonienne, l’installation au Château de la Roche de Georges-Antoine CHABOT de L’ALLIER, illustre contributeur au Code Civil, Président du Tribunat et membre du Conseil des Anciens. Le chantier de la construction de la ligne de chemin de fer Paris-Lyon constitua la grande affaire de Seuillet aux alentours de 1850. En 1852, l’école de Seuillet fut ouvert, suivant celles des communes de Sanssat, Magnet ou Billy. En 1865, le Maître d’école s’appelait BAILLET et l’effectif était de 33 élèves ; en 1884, la population de Seuillet ne cessant d’augmenter, l’école accueillait 70 élèves.Une partie du sol de la commune est riche en argile propice à la fabrication de briques et de tuiles. Il exista pendant près d’un siècle, une Tuilerie à la limite de St Germain des fossés dont le vaste bâtiment primitif existe encore, livré à d’autres activités. Sans doute construite dans la deuxième partie du XIXème siècle, elle fut exploitée jusque dans les années 1960. Enfin, il est à noter la construction de la Salle Polyvalente au début des années 1990. Cette salle des fêtes est devenue aujourd'hui le lieu privilégié des rendez-vous sportifs et des convivialités des Seuilletois.